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Histoire - Page 5

  • 6 juin 1944, le jour J

    Le jour J, qui marque le premier jour de la Bataille de Normandie, est un débarquement prévu le 5 juin 1944 sur des plages normandes, mais finalement repoussé au mardi 6 juin en raison des conditions météorologiques.

    Le 4 juin, les gigantesques convois, qui ont déjà appareillé des ports anglais, doivent faire demi-tour sur une mer de plus en plus démontée. Vers 22 heures, après avoir pris connaissance du communiqué météorologique, le chef alliéEisenhower annonce l’irrévocable décision que le débarquement aura lieu le 6 juin : « Je n’aime pas cela, déclare-t-il, mais il me semble que nous n’avons pas le choix… Je suis absolument persuadé que nous devons donner l’ordre… »

    La nuit du 5 au 6 juin l'armada la plus formidable jamais rassemblée s'approche des côtes françaises : 2 727 bateaux de types les plus variés chargent ou remorquent plus de 2 500 engins de débarquement escortés par plus de 700 navires de guerre, dont 23 croiseurs et 5 navires de combat.

    À 3 h 14 le 6 juin, des bombardiers larguent leurs cargaisons sur les plages choisies. À 3 h 30, 15500 unités aéroportées américaines et 7900 unités aéroportées britanniques sont larguées à proximité des plages. Ces unités ont pour missions de tenir et capturer des têtes de pont en libérant les accès des plages, et permettant ainsi aux troupes fraichement débarquées de pénétrer à l'intérieur des terres. Les erreurs de largages Alliées engendrent une totale désorganisation du côté allemand empêchant une contre-attaque. De nombreux parachutistes se noient dans les zones volontairement inondées par les allemands, en partie à cause du poids de leur équipement.

    36 parachutistes des Forces françaises libres du Special Air Service furent aussi parachutés en Bretagne vers minuit dans la nuit du 5 au 6 juin; 18 dans le Morbihan (opération Dingson) et 18 dans les Côtes-d'Armor (opération Samwest). L'un d'eux, le caporal Emile Bouétard, un Breton, fut tué au combat à 0 h 40 le 6 juin à Plumelec, Morbihan, il fut probablement le premier mort du débarquement.

    Les Alliés sont de diverses nationalités: des Britanniques et Canadiens (83 115),des Américains (73 000) mais aussi des Français, Polonais, Belges, Tchécoslovaques, Néerlandais, Norvégiens, etc., soit environ plus de 200 000 combattants en tout.

    Des différentes plages où ont débarqué les Alliés, c'est Omaha Beach, surnommée « Bloody Omaha » (Omaha la sanglante), qui connut le plus de pertes humaines.

  • cimetière américain de Neuville-en-Condroz

    Le Cimetière militaire américain de Neuville-en-Condroz, ou l'Ardennes American Cemetery, est l'un des quatorze cimetières permanents américains de la Seconde Guerre mondiale établis hors des États-Unis. Il est géré par l'American Battle Monuments Commission. Il se situe sur le territoire de la commune de Neupré, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Liège en Belgique, le long de la route nationale 63.

    Il abrite sur 36,5 hectares les dépouilles et les sépultures de 5.328 soldats, dont nombre d'entre eux sont tombés lors de la Bataille des Ardennes.

    La commune de Neupré fut libérée le 7 septembre 1944 par la 3e division blindée, et un cimetière provisoire fut établi sur le site le 8 février 1945. Lorsque le site fut retenu par les États-Unis pour devenir un cimetière permanent, la Belgique accorda le libre usage du terrain à perpétuité.

    Le cimetière a une forme rectangulaire. Ses carrés de tombes dessinent une croix grecque et sont séparés par deux allées qui s’entrecoupent en son centre.

    Mémorial du cimetière américain de Neuville-en-Condroz

    Le Mémorial, construit en calcaire anglais de Whitbed, est un grand parallélépipède austère. Sa base repose sur un socle de granit bleu du Danube que l’on atteint à l’aide de sept marches, ces dernières ceinturant entièrement le bâtiment.

    Un aigle américain haut de plus de cinq mètres est sculpté en haut-relief sur la façade sud. Il est entouré de trois personnages féminins symbolisant la Justice, la Liberté et la Vérité et treize étoiles représentants les États-Unis. Les noms, unités et État américain d'origine des personnes ensevelies figurent sur des dalles entourant le Mémorial.

    Détail de quelques noms des soldats enterrés au cimetière américain de Neuville-en-Condroz

    Les murs intérieurs sud, est et ouest du Mémorial sont décorés de grandes cartes en marbre dont les nuances vont du blanc au crème et du gris au noir. La plupart des inscriptions sont en bronze. Les détails topographiques et militaires sont rendus en mosaïque ou en bronze émaillé. La carte au-dessus de la porte illustre la dernière offensive ennemie connue sous le nom de Bataille des Ardennes, suivie de l’avance des Forces alliées vers le Rhin.

  • 8 mai 1945

    Le 7 mai 1945, à h 41, la reddition de l'armée allemande est signée à Reims dans une salle du Collège technique et moderne (actuel lycée Roosevelt) abritant le Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force par le maréchal allemand Alfred Jodl

    Outre les forces américaines, la reddition est recueillie notamment par le général soviétique Sousloparov. Ceci provoque la fureur de Staline qui veut que la reddition soit faite à l'Armée rouge à Berlin. Les journalistes occidentaux répandent rapidement la nouvelle de la capitulation, précipitant ainsi les célébrations. Les combats continuent cependant sur le front de l'Est.

    Une nouvelle signature a donc lieu le 8 mai dans une villa de Karlshorst dans la banlieue est de Berlin. Les représentants de l'URSS, de la Grande-Bretagne, de la France et des États-Unis arrivent peu avant minuit. Après que le maréchal Georgi Joukov eut ouvert la cérémonie, les représentants du Haut commandement allemand, emmenés par le maréchal Wilhelm Keitel, sont invités à signer l'acte de capitulation entrant en vigueur à 23 h 1, heure locale(heure d'Europe centrale), soit le 9 mai à h 1, heure de Moscou.

    La reddition a donc lieu le 9 mai 1945 pour les Soviétiques et les pays centre-orientaux alliés. De ce fait, les Soviétiques, puis les Russes, et leurs alliés centre-orientaux, commémorent cette capitulation le 9 mai.

    Il faudra cependant attendre la capitulation officielle du Japon le 2 septembre 1945 (« V-J Day », pour «  Victory over Japan Day (en) », annoncé le 15 août 1945), lorsque le ministre des Affaires étrangères Mamoru Shigemitsu signe les articles de la reddition des forces japonaises sur le pont de l'USS Missouri dans la baie de Tokyo, pour que la Seconde Guerre mondiale prenne fin.

  • Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité

    dimanche27janvier 2013

    Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité

    "Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l'oubli" (Elie Wiesel)

    "(...) Nous célébrons la "Journée de la mémoire de l'holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité". Une mémoire qui repose sur les témoignages des acteurs et sur les travaux des historiens. Une mémoire d'autant plus vive, paradoxalement, que les survivants disparaissent, ayant à cœur, s'ils ne l'ont déjà fait, de transmettre aux générations nouvelles ce que, bien souvent, si longtemps, ils ont eu tant de peine à exprimer : "Il est dur pour la langue de prononcer de tels mots, pour l'esprit d'en comprendre le sens, de les écrire sur le papier" (Abraham Lewin). Une mémoire d'autant plus précise que les historiens -et notamment les alsaciens- accèdent à de nouvelles archives, affinent nos connaissances -par exemple sur le camp du Struthof- et s'efforcent d'expliquer ce qui semble parfois échapper à la raison. La prévention des crimes contre l'humanité en même temps que la mémoire de la Shoah, cette journée a également pour but d'intégrer à ce travail de mémoire toutes les victimes des crimes contre l'humanité. Et d'abord, pour en revenir aux victimes de la terreur nazie, outre les communautés juives d'Europe, qui en forment la majeure partie, les populations tziganes ou encore les malades mentaux.

  • Le dernier Esneutois supplicié par la justice féodale.

    Par André Baltia

    (Ex trait des "Cahiers de Jadis" de l'ASBL Mémoire e Neupré)

    En 1775, la Cour de Justice d’Esneux avait, au château seigneurial de la Tour, fait emprisonner Jean-Gille (ou Gille) Philippart, pris en flagrant délit de vol de fagots appartenant à la communauté d’Esneux.

     Le délit était grave, parce que la communauté était privée des fagots indispensables à la vie courante, notamment à la cuisson du pain. Philippart volait des fagots entreposés par les manants d’Esneux au lieu-dit El Veye ou Elveye, dépendance de la Seigneurie d’Esneux (duché de Limbourg), et les transportait au lieu-dit Martin situé en principauté de Liège. C’était donc un vol  transfrontalier, ce qui, pensait-il, lui garantissait une certaine impunité tout en empêchant la récupération de son butin.

     

    Le pointillé noir marque la frontière séparant la principauté de Liège et le duché de Limbourg. Document établi sur base de la carte de Ferraris  dressée entre 1771-1778.

     Il avoua en avoir volé cinq cents en quatre reprises.

     Le 18 septembre 1775,  après une assez longue détention, il a été « condamné à être conduit la corde au col par le maître des hautes œuvres au pilori  de cette juridiction pour y être publiquement fouetté de quatre-vingts coups de verge et marqué d’un fer chaud entre les deux épaules et ensuite banni à perpétuité des terres de cette juridiction sous peine de la hart [1] en cas de retour et aux dépens  ».[2] La condamnation n’était pas exceptionnellement sévère. La fustigation était souvent appliquée à ceux dont le seul tort était d’être des vagabonds ou des chapardeurs.

     Le pilori muni de son carcan, symbole de la justice de l’ancien régime, était dressé devant l’église[3] et c’est là que la sentence a été publiquement exécutée le mercredi 20 septembre,  suivie de l’expulsion du condamné de la seigneurie d’Esneux.

     La longue incarcération du condamné sous la garde de plusieurs hommes, les frais de justice et d’exécution de la sentence avaient entraîné le débours de la somme considérable de 668 florins.

     Se posa alors la question de savoir à qui devaient être imputés les frais du procès.

     [1] Pendaison. Lahart était un lien d’osier passé autour du cou et accroché à la potence.

    [1] AEL, cour censale et féodale d’Esneux, 77 

    [1]  « C’est à cette place que le dernier condamné par la justice a été battu à coups de verges, mis au carcan, marqué et banni du pays pour un vol de fagots au rivage de la Ville, près de la Tannerie »,  écrit le greffier Spineux dans la Revue Historique et Politique de la Commune d’Esneux, Liège, imprmerie Lelotte 1844. Le pilori a été abattu tout au début du régime français.

    [1] Le bailli était un officier de justice représentant le seigneur. La Régence était une administration locale composée du même bailli, de deux régents ou policiers et d’un greffier. Les régents étaient nommés par l’assemblée des manants composée de chefs de famille et qui gérait les biens indivis de la communauté. 

    Selon le bailli Spineux, représentant la justice seigneuriale[4], les frais devaient être supportés par la communauté des manants parce le condamné était un vagabond  venu d’un autre pays; selon le bailli, la communauté aurait «un intérêt particulier … à ce que le crime ne reste point impuni et que les malfaiteurs soient extirpés et chassés ».

     Mais la communauté protesta que le condamné était en fait résident de la seigneurie d’Esneux et que dans ce cas, la coutume et les règlements voulaient que les frais de justice incombent à la cour de justice et non aux manants.

     Pour régler le conflit avec le bailli, la communauté soumit le différend à  l’arbitrage de la cour de Limbourg en produisant  le curriculum vitae du condamné. Les pièces versées au procès retracent en détail la vie et  l’environnement social d’un jeune marginal de la fin du 18ème siècle.

     On apprend notamment que Jean-Gille Philippart était né le 22 avril 1749 au hameau d’Amostrenne, juridiction d’Esneux, et avait été baptisé dans l’église paroissiale d’Esneux, duché de Limbourg, fils de Joseph Philippart et Françoise Demany, tous deux d’Esneux.

    [1] Pendaison. Lahart était un lien d’osier passé autour du cou et accroché à la potence.

    [2] AEL, cour censale et féodale d’Esneux, 77 

    [3]  « C’est à cette place que le dernier condamné par la justice a été battu à coups de verges, mis au carcan, marqué et banni du pays pour un vol de fagots au rivage de la Ville, près de la Tannerie »,  écrit le greffier Spineux dans la Revue Historique et Politique de la Commune d’Esneux, Liège, imprmerie Lelotte 1844. Le pilori a été abattu tout au début du régime français.

    [4] Le bailli était un officier de justice représentant le seigneur. La Régence était une administration locale composée du même bailli, de deux régents ou policiers et d’un greffier. Les régents étaient nommés par l’assemblée des manants composée de chefs de famille et qui gérait les biens indivis de la communauté. 

     


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